Avant toute choses et à autant de fins utiles, suite à certaines remarques, précisons :
Il ne me viendrait pas à l'idée de remettre en cause les actes nazis.
Il ne me viendrait pas à l'idée de vous écrire que 2 et 2 font 4.
Il m'était indispensable de commencer l'article précédent par un rappel du contexte.
Il m'était indispensable d'éviter les discours à tous rabâchés depuis l'école primaire.
J'espère donc que la forme n'aura choqué personne.
Reprenons.
Mail daté du 07/09/2009
Bonjour tous !
Après moult pérégrinations, me voilà enfin avec une maison et une connexion, un clavier azerty qui fonctionne, de vrais accents français et un carnet d'adresse complet !
C'est avec un bonheur certains que je reviens donc au monde des
communications et que je reprends liens avec la France, avec vous !
Vive la France, vive le Guatemala libre !
Bonjour mesdemoiselles, bonjours mesdames, bonjour messieurs.
Par où commencer ? J'eus dû, dès mon arrivée, commencer à préparer un mail, narrant chacune des rencontres et des découvertes que réserve ce beau pays. Je l'ai omis. Spectacular mistake. Tentons
par exemple une reconstitution historique bordée de digressions anarchiques et laissons nous guider.
Vous me permettrez de reprendre du début pour ceux que gmail aurait décidé d'ostraciser dans sa version en ligne et pour les retardataires qui n'étaient à 'époque pas mes
amis.
C'est donc après une semaine de préparation intense (encore merci à toutes les aides), d'organisation improvisée, d'oublis et d'une dernière nuit de 3h que je m'envolai pour Madrid, le 21 août
dernier.
Réveil à 6h15 pour se rendre à l'aéroport 2h avant l'embarquement. Enregistrement prévu à 7h40 donc. Arrivée sur place à 7h15, nous sirotons un dernier thé dans un café digne de la réputation
aéroportuaire, après avoir attendu 8h40 qu'Iberia daigne ouvrir son comptoir à ce vol. Partant à l'heure, c'est tout autant ponctuel que j'arrive à Madrid et en repars. L'aéroport de Madrid à
ceci de fantastique que non seulement les temps de trajets entre les halls sont indiqués sur de grands panneaux, mais que le transport y est facilité par des tapis mécaniques et – mieux encore –
un métro privé une fois et demie plus grand que celui de Toulouse. Je m'endors avant d'atteindre le Portugal (j'aurais pu observer Lisbonne vu du ciel), mais me réveille attend pour le repas.
Bien maigre, mais triple : Déjeuner, goûter, dîner, servis assez rapprochés pour commencer à s'adapter à l'heure locale. J'observe Haïti, la Jamaïque et le Guatemala vus du ciel. De 12000m de
haut, tout se ressemble. Sauf l'Espagne. C'est tout jaune, l'Espagne.
Après 15h de voyage, me voici enfin à Ciudad Guatemala. Là où l'on
constate la puissance de la France, c'est que nul jamais ne m'embêta, à aucune douane, madrilène ou guatémaltèque. D'autre, notamment un brésilien venant de Colombie, n'eurent pas cette chance.
Il faut dire qu'en plus il était noir. Il y en a qui cherchent les ennuis. 15H30 après mon décollage, après avoir esquiver une correspondance pour Panama et récupéré mes bagages, je sors enfin
pour un premier contact avec cette belle ville qu'est Ciudad Guatemala – Guate pour les intimes. Une bonne heure durant, j'attends et demande un peu à tout le monde « habla frances ». Parmi mes
rares connaissances d'espagnol de l'époque. Abordés par d'innombrables taxis et complexes hôteliers, je me faufile et parvient à aborder également de vrais voyageurs et leurs accueillants. Parmi
eux une nonne qui me confirme que le numéro de l'ambassade indiqué sur mon guide touristique est faux et un sympathique individu qui non seulement avait le bon goût de parler anglais (comme
beaucoup de monde à cet endroit, reconnaissons-le) mais dont la mère maitrisait le français. L'homme l'appelle, je lui explique mon embarras : Seul à Guate, sans personne pour venir me chercher,
sans téléphone, sans numéros à appeler, avec pour seul contact un proviseur en vacance et une ambassade visiblement injoignable. Fort gentiment, elle assure s'occuper de moi. Dont acte. Dix
minutes plus tard, la voilà qui rappelle son fils : Le lycée est fermé, pas d'autres contacts. Abusant de bienveillance, l'homme me met dans un taxi et explique au chauffeur où se trouve
l'ambassade.
Taxi exclusivement hispanophone, bien sûr, à
l'aéroport...
La circulation guatémaltèque est, quand on vient de France, d'un style
assez dur à imaginer. Le clignotant est optionnel. A la place, ils tendent le bras dehors. Lorsque l'on sait qu'ils roule lentement (max 70km/h, officiellement) mais serré, qu'ils double
indifféremment à gauche et à droite, qu'ils font demi-tour un peu n'importe où pour peu qu'il y ait la place et qu'ils se repèrent au klaxon, le concept impressionne. Lorsque l'on y est pas
habitué, le changement de route via une station service (là, comme ça, sans freiner ou presque) est sans doute le plus exotique. Je découvrirai plus tard qu'il y a des endroit spécifiquement
prévus pour des demi-tours au milieu de la route et que les stations services sont régulièrement utilisées comme tel.
Arrivé à l'ambassade, fermée (Oui, car en plus d'avoir un numéro non attribué, elle n'ouvre que le matin. Mais qu'on se rassure, aujourd'hui, lundi 31, nous l'appelons à midi moins une, et elle
nous assure qu'on peut passer jusqu'à 17h30, aucun souci. On l'avait appelée sur le même numéro jadis faux bien sûr). Après moult discussions entre le chauffeur et le garde, planqué dans sa loge
et qui avait donc été obligé de bouger, on me passe le responsable de la garde de l'ambassade, un français (enfin !!!) fort sympathique, qui se charge de téléphoner au proviseur afin que je sois
pris en charge dans les 50 minutes. De mémoire, trois ou quatre appels sont nécessaires à la parfaite compréhension du tout par tout le monde (moi, le chauffeur, la garde). Un peu plus tard, un
autre français, Christophe nous téléphone afin de s'entendre avec le chauffeur. Là encore, tout ne se règlera pas en un coup de fil. Je vais retirer 50 dollars sur une machine au fonctionnement
des plus étrange (on met la carte, on l'enlève avec un timing assez précis, on tape le code, on a les sous – il m'a fallu trois essais pour comprendre et y arriver), le chauffeur fait le plein,
on retourne à l'ambassade attendre un peu. On feuillette les guides de conversation, je tente mes premiers mots hispaniques, on parvient même à échanger deux ou trois infos standards (nom,
boulot, ...). L'orgie. Deux heures plus tard, Christophe et sa femme, Mariatsa, arrivent, tout juste sorti des bouchons. 19H à Guate, enjoy your life. Refusant de reprendre la route tout de
suite, il m'amène au Macdo. Une heure plus tard, il m'amène chez lui, me présente sa petite famille (deux adorables petites de 9 et 7 ans). Enfin, à 5h du matin heure française, je vais me
coucher dans la maison de Nordine, responsable des activités extra-scolaires de l'école et voisin de Christophe. Le gars ne fait que dormir dans sa maison, y prendre des douches (froides, le
chauffe-eau électrique intégré au pommeau a grillé) et y manger des salades. Ça se voit.
Quatre chaises en plastiques ; une table basse dans un coin, couvertes
de bidules électriques ; une cuisine avec en vrac un micro-onde, un frigo, un petit four, quatre plaques, un évier calcaire et de la vaisselle à refaire ; un chambre vide ; un chambre avec un lit
seul et nu ; sa chambre (le lit avait une couverture dessus !) ; deux salles de bain avec toilettes. Pour trois chambres. Oui.
Mais qu'on se rassure, c'est faible par rapport aux standards du
coin.
Le lendemain, samedi, j'entame le premier WE de ma nouvelle vie. Événement riche d'animation puisque j'ai la chance de découvrir dans la même journée le village du coin, un anniversaire
traditionnel dans une maisonnée de bourgeoisie moyenne mais décontractée, une kermesse des anciens élèves et un repas typique.
Le village est constitué d'une rue principale très animée, avec des gens, des bus (les bus, un poème, nous auront l'occasion d'y revenir), du bruit, des petits bâtiments tout moches mais très
vivants, et pleins de petites ruelles pas goudronnées entourées de maisons en béton décrépi. Ces dernières font un peu bidonville de luxe, mais c'est très typique et dépaysant. Qui plus est, si
la pauvreté est omniprésente, la bonne humeur l'est autant et elle ne se voit pas tant que ça.
Le repas traditionnel que j'ai goûté est en fait le petit déjeuner
(mais c'était au dîner, hein). Il se compose d'une bouillie de haricots noirs (les frijoles), d'omelette, de tortillas et de divers accompagnement et sauce. Là, par exemple, un truc à base de
crème fraîche. Très bon.
L'anniversaire d'une fillette de neuf ans se déroule comme suit.
L'après-midi, on invite tous ses amis. Ils jouent ensemble, on invite des clowns, puis on casse une ou plusieurs “piniata”. Ce sont de grandes poupées en papiers renforcées par des fils de fer,
creuses et préalablement remplies de bonbons en tout genre et suspendue à une ficelle de façon à être facilement mobile. Les enfants tapent dessus tour à tour, de préférences les yeux bandées,
pendant que les adultes font voler la poupée en tout sens. Au bout d'un moment, la poupée se casse et tout les bonbons volent partout (surtout par terre). Les enfants – voire les adultes – se
jettent alors dessus afin d'en avoir le plus possible. Ensuite, les enfants rejouent ensemble, mangent des bonbons (là, l'un d'entre eux s'acharna sur les restes des poupées afin de s'assurer de
lors totale destruction, pendant que les autres jouaient entre eux dans l'autre jardin (oui oui). Soit bien à 7 mètres (oui...).
Enfin, on partage le gâteau (un truc ressemblant plus ou moins au parfait imaginaire enfantin, représenté sur tout bon dessin de cet âge), on le sert avec d'autre bonbon/glace/super jus de fruit
maison mega bon, et on bouffe le tout. Bien sûr, les invités ont le bon goût d'apporter un petit cadeau que l'on stockera dans un coin pour plus tard.
C'est là que je suis parti à la kermesse, avec Christophe et Bertrand.
Christophe est le responsable des personnels techniques du lycée (enfin
le sous-responsable). Bertrand est un prof d'histoire-géo et mon futur colloc. Il faisait nuit (ce qui m'a permis de traverser le village, toujours aussi vivant, et de louper de peu l'orgasme en
apercevant les bus de nuit. Je n'ai malheureusement pas encore eu l'occasion de photographier ces merveilles, mais ils brillent encore plus que de jours. C'est juste n'importe quoi. Ce sont de
vieux school bus américains qu'ils ont rachetés et tunés comme des gros sales à coup de phares, de peintures chatoyantes, d'inscription en gothique colonial, de références à la vierge ou à Jésus,
de pare-buffle argentés, ... Ensuite, ils se tassent, jusqu'à 80 ou 90 les heures de pointes (de manière générale le matin où il fait beau et en fin d'après-midi quand il pleut, pour des trajets
d'une heure sur des routes surchargées et sinueuses) dans un truc prévus pour 45 gamins. Ils sont 3 par banquette (prévue pour deux gosses) et remplissent ensuite le couloir central autant qu'ils
le peuvent, jusqu'à se tenir à la barre de la porte. Chaque réinsertion se traduit par une frayeur klaxonnée pour la voiture de derrière. Je m'égare...
Le fête était standard : De la musique assez occidentale – au moins du nirvana, du rock mexicain et autre – de l'alcool – bière, cuba libre, vodka orange, .. - et ... C'est tout. Enfin j'aurais
vu un peu les anciens élèves et ils n'ont rien de différents des français. Soirée étudiante classique, intérêt limité.
Ensuite, retour à la demeure familiale.
Les invités étaient partis et les cadeaux ont étés ouverts. Car ici,
visiblement, on n'ouvre pas les cadeaux devant les invités (ce qui me fait penser, aller savoir pourquoi, qu'entre français et affiliés, on fait deux bises, mais que la mode guatémaltèque est à
une). Ce n'est pas sans fierté que je l'annonce : Mon cadeau eu grand succès, à peine devancé en sukoï que par celui de Bertrand. Il faut dire que Mariatsa fut d'excellent conseil. Bertrand avait
pris l'après-midi même un splendide assortiment Barbie : Une poupée et pas moins de HUIT ROBES ! Pour ma part, je m'étais contenté d'un modeste oreiller High School Musical 2. Je n'ose vous
raconter le succès et les accolades qui s'en suivirent.
Ensuite, le dimanche fut plus calme et je ne me souviens plus parfaitement de l'enchainement de la semaine. Ce qui va me permettre de mettre diverses expériences en vrac.
Nous avons avec Bertrand cherché un appartement où nous installer. De
mémoire, Lundi et/ou Mardi. Dans les zones intéressantes : A Guate, les zones 10, 14 et 15, calmes, sûres, proches du lycée et de la vie, ou la Carrietera Salvador, grand axe routier reliant le
Guatemala au Salvador, avant le kilomètre 22. Le lycée est au kilomètre 18,5. A moins de monter plus haut, il est difficile de trouver, pour deux, à moins de 400 dollars/mois. Les bus arrêtant de
descendre à 18h30 il fallait soit habiter en ville, soit acheter une voiture. Le record que nous trouvâmes lors de nos recherche fut une maison en ville à 5000 dollars/mois. Pour ce prix, outre
les tennis, le sauna, la piscine, les X chambres sur 600m² au sol et tout le minium vital, il y avait ... 20 garages.
Nous optâmes finalement pour une ravissante petite maison à 500 dollars dotée d'un grand jardin (pour une installation urbaine), de deux chambres, d'un grand salon, d'une grande entrée, d'une
grande cuisine, d'une buanderie et, bien sur, de deux salles de bains avec douche et WC.
Il faut donc savoir qu'au Guatemala, des toilettes équivalent à ½ salle
de bain. Une salle de bain entière incluse douche+WC. De manière générale, si une maison à, par exemple, 4 chambres, elle disposera de 3,5 salles de bains. L'exception est pour les maison de deux
chambres où il y a en générale deux salles de bain pleines. C'est assez conceptuel, mais reconnaissons que cela évite de faire la queue.
Bertrand profita de ce début de semaine pour me faire visiter un peu Guate. En vrac, nous avons pris un café dans une chaine typiquement guatémaltèque, tenue par un multimilliardaire local. Elle
se caractérise par des cafés divers, quelques thés classiques, chocolat chaud, milkshake, thés et cafés glacés, cheesecake et autre petits gâteaux. Ainsi qu'une ambiance correspondant exactement
à ce que l'on attendrait d'un grand café américain, planté sur un grand axe routier, avec une voiture rose au milieu comme décoration, de grands fauteuils et canapés, ... Typique. Et ce n'est
presque pas ironique.
Le Guatemala se caractérise en effet par une volonté évidente de
calquer les standards US. Ainsi, il y a d'immenses centres commerciaux dont certains valent à eux seuls un reportage photos que je ferais dès que possible. De superbes panneaux publicitaires
bordent les rues, mettant en scène des mannequins occidentales (blondes une fois sur deux), afin que la ménagère moyenne s'y identifie au mieux. A de rares exceptions, la ville se constitue de
grandes avenues et est construite selon un plan carré avec de grandes propriétés, dans lesquelles on croise de gros 4*4 et parfois un hummer, voire un hummer limousine. Certaines rues sont plus
petites, presque à taille humaine – les autres sont des deux voies à sens unique, voire des deux fois deux ou deux fois trois voies pour les plus grandes (auxquelles il faut ajouter parfois une
voie dédiée aux demi-tour).
A côté, les quartiers plus pauvres sont toujours aussi carrés, mais bordés d'habitations en béton qui semblent plus ou moins à l'abandon. On tombe parfois sur des boulevards presque vides. La
zone historique elle, est toujours en plan carré bordée de bâtiments défraichis, mais les rues sont plus étroites et on y trouve quelques monuments à peu près conservés (église, le palais
présidentiel sur une grande place, un marché couvert des plus sympathique, ...). De manière générale, ce n'est pas une ville à visiter.
Enfin, dans les villages alentours (par exemple, San José Pinula que
j'habite et aie traversé – 20000 habitants je crois), outre le centre que j'ai décri, on trouve parsemés dans la campagne des résidences. Elles sont peuplée d'une bourgeoisie moyenne, la classe
moyenne un peu haute du Guatemala (le seul intermédiaire entre le gens payés au smic – 150 euros – et la population très haute de gamme, avec chauffeur et gardes du corps). Les salaires de cette
bourgeoisie vont de 500 à 5000 euros. D'autres résidences, plus luxueuses, sont réservées à l'élite. Par exemple, on m'a parlé d'une habitation de 300m² dans l'une d'elle ... Qui faisait tâche au
milieu des terrains de 7 hectares. Celles où habitent pas mal de personnel du lycée sont constituées de maisons de 60 à 120m², en béton alternativement rouge et jaune, de deux à quatre chambres,
très classiques. Les prix vont de 1200 à 2500 quetzals (1 quetzal = 0,0985 euros) suivant la hauteur : Plus on s'éloigne du lycée et de Guate, plus ça baisse. Mais le plus important : Ces
résidences sont appelées, en français, des « colonies »... Les repères des « un peu riches ou plus » parmi les villes pauvres. En espagnol, ce sont des « condominios ». Je refuse de connaître
l'étymologie.
Autre chose amusante aussi : Les guatémaltèques sont tout petit. Tous. Dans le bus, je me cogne régulièrement aux barres de maintient qui longent le plafond – parfois même, suivant les bus, je me
prend le toit. Eux doivent lever les bras trèèèès haut pour s'accrocher. Ceux qui atteignent mon épaule sont rares et je ne crois pas en avoir vu qui dépassaient mon nez. Au delà de 1m50, on
commence à parler de géant, atteints de malformation génétique (par exemple, latines, nègres, voire, pire, touristes – pour les nègres, cela reste encore du domaine de la légende, ces derniers
n'habitant presque exclusivement que les côtes atlantiques, vers Livingston).
Pour rester dans l'anecdote des tailles, Guate est semble t-il la plus
grande agglomération d'Amérique centrale, voire d'Amérique du sud. Ce qui veut dire qu'elle bat Mexico. Les sources sont à vérifier (Lonely Planet de mémoire ?), mais c'est grand. Entourée de
trois volcan de 3700 ou 3900 mètres, le cadre est d'ailleurs magnifique. La nature, de manière générale, semble belle à pleurer. Reste à partir à sa rencontre, ce que je n'ai pas encore eu le
temps de faire. En fait, tout le Guatemala semble à découvrir, en dehors de sa capitale. Pas de bol. Bref.
La ville et son « agglomération » (les villes alentours sont largement
à la campagne, mais à moins d'une heure de bus / 30mn de voiture) dispose d'un important réseau de bus, qu'il faut semble t-il bien connaître, et de taxis. Heureusement. Car le guatémaltèque ne
marche pas. Jamais. Un gentil – ils sont tous gentils. Tous. Quand on leur demande un renseignement, ils répondent toujours. Même si l'aide proposée est intéressée (vous désirez un renseignement
? Un hôtel ? Un endroit où manger ?). Même s'ils ne savent pas, de sorte qu'il vaut toujours mieux vérifier l'information 200m plus loin. De même, quand on croise un bus inter-urbain pour se
rendre d'une ville à Guate et qu'on demande s'il s'arrête à tel ou tel point, la réponse est toujours positive. Parfois, c'est problématique. Mais de manière générale, c'est
agréable.
Je disais donc qu'ils sont toujours gentils et indiquent toujours la
route. Parfois c'est à plus de 500m. Ils conseillent alors vivement d'emprunter un bus ou un taxi.
...
Enfin.
Il se fait tard, il se fait long. La suite avec par exemple la visite d'Antigua, les rencontres avec d'autres profs et personnels, les démarches administratives pour récupérer la maison, un
compte en banque, la rentrée, l'emménagement, la vie nocturne, les prix, les menus etc seront pour le prochain épisode.
En vous bisoutant très fort,
A très bientôt
Tout ça.
Don Chepe
PS : Au fait. On pourrait croire que je ne me plais pas ici. Au contraire.
It's so funny !!
(Pis les gens sont biens, ce sont tous de gros baroudeurs qui ont toute
sorte de choses à raconter et de voyages à monter. A tel point que j'hésite : Revenir pour mes trois semaines de Noël et passer par Amsterdam, ou aller au Salvador, à Panama et descendre un peu
en Amérique du sud...)